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La construction progresse, grâce à tous!


Durant un week-end qui a démarré de façon caniculaire et s'est achevé sous une pluie rafraîchissante Ô combien attendue, nous avons continué de construire en bois, paille et terre sous forme de chantier participatif. Un grand merci à tous celleux qui étaient présents: Frédérique, Marion, Carole, Guillaume, Lise, Bruno, Martin, Robin, Julie, Enguerrand, Anaïs, pour votre bonne volonté, votre bonne humeur, votre plaisir à expérimenter, apprendre, filer un coup de main. Sans vous, et sans tous ceux qui vous ont précédé et ceux qui se joindront à la suite, nous n'en serions pas là. Et en plus, vous l'avez fait dans la bonne humeur (mention spéciale à Guillaume, à la bonne humeur communicative et aux irremplaçables bananes qui l'accompagnent partout pour nous sustenter en potassium!).



Le matériau de base pour tous les enduits et le torchis est la terre très riche en argile excavée in situ pour faire les impluviums et les mares.

En employant l'intelligence collective, en tirant parti de l'expérience, des connaissances et du bon sens de chacun et chacune, les murs en paille ont continué de s'élever et les premiers enduits en terre et comblements en torchis ont été effectués.


Il y avait un peu de stress au regard de la météo, car des températures trop élevées causent un séchage trop rapide, et que la pluie qui était annoncée risquait d'abîmer la paille comme l'enduit terre qui, dans cette première couche, ne comporte pas de chaux. Il nous fallait donc opérer au plus vite avant de bâcher les parties les plus sensibles, le bâchage compliquant les travaux (va donc travailler sous une bâche en plein été quand il faut placer des bottes de paille en force ou étaler des seaux de terre humide!). Bref, il y a eu quelques moments un peu speed, mais tout s'est tout de même déroulé dans la bonne humeur.



Parmi les difficultés que l'on peut rencontrer dans ce type de projets, il y a celle d'avoir recours à des éléments de récup, et non du sur-mesure-normalisé-bien-nickel-comme-sortie-d'usine-qui-rentre-parfaitement-là-où-ça-nous-arrange. S'il est assez facile de commander une huisserie (fenêtres, portes...) qui mesure exactement la taille correspondant aux épaisseurs de ballots de paille dont on fait les murs, la structure en bois sera simplifiée. Inversement, lorsqu'il faut constamment adapter la structure aux éléments dont on dispose, c'est clairement, disons-le, beaucoup plus (chiant) prise de tête. Ainsi, dans notre cas, nous générons des ouvertures adaptées aux vitres, fenêtres, carreaux, portes que l'on a pu récupérer à droite-à gauche. Il faut donc veiller à compenser les vides de paille en les remplissant différemment, faire bien plus de coupes de ballots et, bien souvent, ruser sur l'assemblage de la structure en bois. C'est gratuit et écolo, mais on y passe beaucoup plus de temps.


Quoiqu'il en soit grâce à tout le monde, lorsqu'il a commencé à pleuvoir dimanche soir, nous avions tout juste eu le temps de ranger le matériel, et le mur Nord ainsi qu'une partie du mur Ouest avaient reçu leur enduit à base de terre, du torchis et les zones les plus exposées un beau manteau de cette cochonnerie de bâche plastique dont on sait difficilement se passer actuellement.




Les participants ont ainsi pu goûter au plaisir du travail de la terre et des connaissances de Frédérique en la matière. Texture, recette, façon, autant de détails et techniques qui ne peuvent s'apprendre que par la pratique.



Si vous voulez nous rejoindre, notamment dimanche prochain (21/08/2022), vous trouverez toutes les infos sur les prochains chantiers participatifs ici. Vous pouvez également suivre les actualités de la Haie de Morgon ou du Flérial sur cette saleté de facebook, qui reste un outil bien pratique pour faire passer les infos facilement et rapidement (mais on les déteste quand même).


Cette construction éco-responsable à usage pédagogique et collectif bénéficie des aides de la Région Bourgogne-Franche-Comté pour l'achat des matériaux, dans le cadre du Festival des Solutions Ecologiques 2021. On a quand même fait en sorte de n'acheter qu'un minimum de matériaux, et tout ce qui peut être récupéré, trouvé sur place ou fabriqué depuis les matières disponibles l'est.

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